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De façon générale, l'Arctique est la région entourant le pôle Nord de la Terre, à l’intérieur et aux abords du cercle polaire arctique. Ce n'est cependant pas une des régions du monde telles qu'elles sont retenues par l'ONU. Selon Camille Escudé-Joffres, « [à] première vue (...) les régions arctiques s’appréhendent bien davantage en termes de diversité que d’unité : diversité politique, sociale, économique, culturelle, géographique, climatique ». Il existe plusieurs définitions de la région arctique. La limite généralement admise est donnée par le cercle arctique (latitude 66° 34′ N), où, lors des solstices, il fait jour ou nuit pendant vingt-quatre heures,. Selon cette définition, l'Arctique représente une surface d'environ 21 027 000 km2[réf. nécessaire]. D'autres définitions s'appuient sur des données climatiques et environnementales, comme la courbe isotherme des 10 °C au mois de juillet, une limite, variable dans le temps, qui marque approximativement la limite au-delà de laquelle les arbres ne poussent plus. Politiquement et socialement, la région arctique inclut les territoires nordiques des huit États arctiques, dont la Laponie et l'Inuit Nunangat qui sont en grande partie situés au nord du cercle arctique, bien qu'en sciences naturelles cette partie soit considérée comme subarctique.
Sources : fr.wikipedia.org
En raison de l’absence de grands centres de population dans l’Arctique, les observations météorologiques et climatiques de la région ont tendance à être très espacées et de courte durée par rapport aux latitudes moyennes et aux tropiques. Bien que les Vikings aient exploré certaines parties de l’Arctique il y a plus d’un millénaire et qu’un petit nombre de personnes vivent le long de la côte arctique depuis bien plus longtemps, les connaissances scientifiques sur la région ont mis du temps à se développer ; les grandes îles de Severnaya Zemlya, juste au nord de la péninsule de Taymyr sur le continent russe, n'ont été découvertes qu'en 1913 et cartographiées avant le début des années 1930.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Première exploration européenne === Une grande partie de l'exploration historique de l'Arctique a été motivée par la recherche des passages du Nord-Ouest et du Nord-Est. Les expéditions des XVIe et XVIIe siècles siècles ont été menées en grande partie par des commerçants à la recherche de ces passages entre l'Atlantique et le Pacifique. Ces incursions dans l'Arctique ne se sont pas éloignées des côtes nord-américaines et eurasiennes, et n'ont pas réussi à trouver une route navigable par l'un ou l'autre des passages. Les expéditions nationales et commerciales ont continué à approfondir les cartes de l'Arctique tout au long du XVIIIe siècle, mais ont largement négligé les autres observations scientifiques. Les expéditions menées entre les années 1760 et le milieu du XIXe siècle se sont également perdues en tentant de naviguer vers le nord, car beaucoup pensaient à l'époque que l'océan entourant le pôle Nord était une mer libre de glace. Ces premières explorations ont permis de se faire une idée de l'état de la glace de mer dans l'Arctique et, parfois, d'obtenir d'autres informations sur le climat. Au début du XIXe siècle, certaines expéditions se sont efforcées de recueillir des observations météorologiques, océanographiques et géomagnétiques plus détaillées, mais elles sont restées très rares. À partir des années 1850, les observations météorologiques régulières se généralisent dans de nombreux pays et la marine britannique met en place un système d'observation détaillé.
Sources : fr.wikipedia.org
Le premier effort majeur des Européens pour étudier la météorologie de l'Arctique a été la première Année polaire internationale (API), de 1882 à 1883. Onze pays ont apporté leur soutien à l'établissement de douze stations d'observation autour de l'Arctique. Les observations n'étaient pas aussi étendues ou durables qu'il l'aurait fallu pour décrire le climat en détail, mais elles ont fourni le premier aperçu cohérent des conditions météorologiques de l'Arctique. En 1884, l'épave du Briya, un navire abandonné trois ans plus tôt au large de la côte arctique orientale de la Russie, a été retrouvée sur la côte du Groenland. Fridtjof Nansen se rend alors compte que la banquise se déplace du côté sibérien de l'Arctique vers le côté atlantique. Il décida d'utiliser ce mouvement en congelant un navire spécialement conçu, le Fram, dans la banquise et en le laissant traverser l'océan. Des observations météorologiques ont été recueillies à bord du navire pendant sa traversée, de septembre 1893 à août 1896. Cette expédition a également permis d'obtenir des informations précieuses sur la circulation de la surface de glace de l'océan Arctique. Au début des années 1930, les premières études météorologiques significatives ont été menées à l'intérieur de l'inlandsis du Groenland. Elles ont permis de connaître le climat le plus extrême de l'Arctique et de suggérer pour la première fois que l'inlandsis repose sur une dépression du socle rocheux (dont on sait aujourd'hui qu'elle est causée par le poids de la glace elle-même).
Sources : fr.wikipedia.org
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